Agentivité dans l’Holocauste
L’objectif de cette mini-unité est de combiner deux types de compétences, l’une de l’art du langage et l’autre des études sociales, afin d’enrichir la capacité des élèves à identifier, analyser et expliquer les points de vue des survivant·es de l’Holocauste qui sont entré·es dans la clandestinité dans l’Europe sous l’occupation nazie. En développant leurs compétences littéraires et historiques par la lecture d’histoires sur la résistance juive, on s’attend à ce que les élèves acquièrent des compétences plus profondes, plus durables et plus adaptables en empathie historique dans leurs futurs cours de sciences humaines. Les élèves apprendront à identifier comment les récits des survivant·es de l’Holocauste ont été rendus vivants par la littérature. Les élèves mèneront ensuite des recherches ciblées sur la vie d’un·e survivant·e et présenteront leurs connaissances sous la forme d’une représentation narrative visuelle ou graphique. Ce processus apprend aux élèves à illustrer de manière convaincante et créative l’humanité exprimée par les gens qui ont essayé de survivre dans des conditions extrêmes.
Cette unité encourage aussi les enseignant·es à étudier la relation entre l’art et l’histoire, suggérant ainsi que les techniques littéraires et les sources primaires sont vitalement interdépendantes pour favoriser la capacité des élèves à s’intéresser véritablement au passé. Cette mini-unité est destinée aux élèves de la 10e à la 12e année.
Objectifs d’apprentissage
Les élèves seront capables de/d’ :
- identifier et de recréer les techniques graphiques et littéraires utilisées dans les romans graphiques contemporains.
- réfléchir sur l’importance de ces techniques et de bien exprimer celle-ci pour raconter les récits de traumatismes.
- utiliser cette connaissance des techniques pour décrire et évaluer le degré d’agentivité des survivant·es de l’Holocauste qui sont entré·es dans la clandestinité, ainsi que leur capacité à résister à l’oppression, comme exprimé dans un récit graphique particulier.
- appliquer cette méthode d’enquête à un autre récit sur des personnes juives européennes qui ont vécu dans la clandestinité.
- créer une représentation visuelle qui illustre l’agentivité individuelle en faisant appel à une sélection de récits graphiques narratifs et/ou non-narratifs ainsi qu’aux techniques littéraires mentionnées dans l’unité.
Questions directrices
- Quelles sont les principales techniques graphiques et littéraires utilisées par Miriam Libicki dans son récit graphique sur les expériences de David Schaffer ?
- Comment David a-t-il exercé son agentivité dans le récit de son témoignage par Miriam Libicki ?
- Comment l’agentivité et la résistance des survivant·es peuvent-elles être présentées dans les témoignages sur l’Holocauste ?